N'oublions pas, j'avais choisi le Matériel en sortie de l'ESM. Mon contrat était de rester 3 ans dans la Cavalerie avant de rejoindre l'arme choisie. Eh alors ... Heureusement que mon char a été atteint d'un mal chronique qui l'a fait rester environ 1 an à l'atelier régimentaire. Comme cela, j'ai pu bien apprendre le relationnel entre l'utilisateur et le réparateur ! Sans cela, il n'était pas prévu par le commandement de m'initier à ce type de relations. J'étais cavalier de base ...

8ème Régiment de Dragons

de 1973 à 1975

Allez, une p'tite graine, ça fait du bien

Là, je devais surement être officier responsable de l'embarquement et du débarquement des chars sur les trains

L'entretien du canon, après les tirs, valait bien une séance de musculation

LTN Perrin, LTN Dilly et ASP Reuter

L'ASP Reuter avec ses chars

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Cliquez sur la photo pour avoir plus de détails sur mon groupe de pelotons

Je vous mets une carte pour vous permettre de situer Morhange, qui à part le talc, n'est pas vraiment connu

Voilà comme cela, je suis arrivé, cet été 1973, à Morhange en Moselle, magnifique "port de pêche" situé loin de tout. Là-bas, en gros, il n'y avait que les militaires qui parlaient français. Voilà tous les ingrédients réunis pour créer une vie de garnison très riche. Nous étions toujours entre nous. Les fêtes aux mess officiers et sous-officiers étaient continuelles.

C'était l'époque où, en semaine le boulot quotidien commençait à 7h30 et terminait après 18h. On bossait tous les samedis matin. Pour faire quoi ? Pendant deux ans j'étais chef du 2ème groupe de pelotons au 1er escadron, ce qui me rendait responsable de 19 militaires et de 6 chars AMX13 /canon de 90mm. Au 8ème Régiment de Dragons, pour les pelotons de chars, c'était 100% sur les bouzins. Il fallait que ça marche pour les exercices et manoeuvres qui à l'époque étaient nombreux.

Les camps de Sissonne, Mourmelon, Canjuers et Mailly, je les ai bien connus. Les exercices militaires et la vie en bivouac ont toujours été des moments forts.

J'ai le souvenir, un jour, d'avoir été chargé de piloter tous les chars de l'escadon vers le pas de tir sud de Mailly. Des pistes archi creusées par les chenilles d'AMX30, de l'eau à souhait dans les ornières et un brouillard à couper au couteau. J'ai dû me perdre un peu. Là où l'effet a été spectaculaire, c'est quand j'ai fait traverser la place d'arme du régiment par mes 13 chars !!! Je me suis évidemment fait retendre les bretelles. Le plus dur a été de payer la pot à tous les témoins de l'escadron et de l'état-major. Cela n'a pas amélioré ma notation qui est restée cavalièrement basse pendant ces deux années, même si j'étais arrivé 1er en test d'équipages en fin de période...

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