Le passage de l'EAABC au CEAT, l'échelon du dessus, a représenté, en fait, un des plus gros changements de ma carrière puisque je quittais ma période d'exercice actif de la maintenance de niveau du corps de troupe pour virer définitivement dans des fonctions d'officier d'état-major. Je passais des grands espaces, du terrain et des ateliers aux bureaux.

J'étais affecté au Bureau Emploi Formation (BEF) dont le chef de 1983 à 1985 était le colonel PARISOT. Il a été apprécié de tous grâce à ses capacités de patron et de meneur d'hommes (et de femmes). Il y avait beaucoup de personnes de qualité dans ce bureau, des secrétaires aux chefs de section ... Et je les remercie de m'avoir épaulé pour le travail et surtout lors de mon divorce (décision datant du 15 avril 1983, date à laquelle j'ai aussi décidé d'arrêter de fumer).

Mon premier poste, à la section Formation armes et spécialités (FAS) avec le Colonel PARISOT comme chef, a été "Officier de marque" de certaines écoles + Officier des sports du CEAT :
- en 1982-83 : Ecole d'application du Train (EAT) de Tours, Ecole d'application des Transmissions (EATrs) de Montargis, Ecole des sous-officiers d'active d'Agen, Ecole supérieure et d'électronique de l'arme des Transmissions (ESEAT) de Cesson-Sévigné (Rennes), Ecole militaire d'administration (EMAd) de Montpellier, Centre d'instruction spécialisé de l'Intendance (CISI) d'Auch, Ecole nationale des élèves officiers de réserve du service de Santé des armées (ENEORSSA) de Libourne, Ecole nationale des sous-officiers du service de Santé de l'armée de terre (ENSOSSAT) de Chanteau-la-Foulonnerie (Orléans), Centre d'instruction du service de santé (CISS) de Nantes.
- en 1983-84, j'ai échangé les Ecoles des Transmissions avec les écoles du Matériel : Ecole supérieure et d'application du Matériel de Bourges et Ecole de spécialisation du Matériel de l'armée de terre (ESMAT) de Châteauroux.

Je crois qu'on a essayé de me bahuter dès mon arrivée à la caserne Lourcine (Boulevard de Port-Royal à Paris) : "PERRIN, vous avez quinze jours pour rédiger les directives personnelles du général CEAT au commandant de l'EAT". Diantre, j'ai fait ce que j'ai pu, mais ce n'était sûrement pas ce qui a été envoyé ...

Officier de marque, ce n'était pas une sinécure. Il fallait connaître le plus d'informations possible sur chaque école. Formation des élèves, mais aussi tous les secteurs pour lesquels le CEAT avait des compétences (notations, budget, ...). Pour cela, il fallait se rendre régulièrement sur place. Vu le nombre d'écoles, j'étais constamment en voyage. Tout mon travail avait comme finalité l'accompagnement du général pour ses visites ou inspections. Là, il fallait que je prépare un dossier préalable, puis un compte-rendu, en relation avec les chefs de bureau concernés pour faire ressortir ce que le général CEAT pouvait réaliser au profit de ces écoles. Je n'étais pas au chômage. Deux années de pleine activité tout à fait profitables pour moi, sont passées très vite.

Mon second poste a été adjoint au chef de la section Formation initiale des sous-officiers (FISO) avec le colonel DEMANGEL qui m'a toujours bien dirigé et épaulé.
Je faisais la petite main pour assurer le remplissage des écoles. D'un coté, je devais connaître les capacités en modules de formation des écoles et de l'autre coté, je négociais comme je pouvais avec le bureau central des engagés de la direction des personnels militaires de l'armée de terre (DPMAT), voire avec le bureau instruction de l'état-major de l'armée de terre (EMAT) pour assurer un bon remplissage des stages à partir des besoins exprimés et des ressources.

Pendant cette période, j'ai également travaillé sur le statut des élèves de l'Ecole nationale technique des sous-officiers d'active (ENTSOA) d'Issoire.

Je ne dis pas, mais ça représentait nombre de coups de téléphone et nombre de réunions ...

 

 

 

 

 

 

 

 

1984-1986 a été une période assez dure au cours de laquelle j'ai dû beaucoup travailler également à la maison à la préparation du concours d'accès au diplôme technique (DT). Au printemps 86, "Marchez soufflez PERRIN" (...), j'étais admis au DT.

C'est à cette époque (1982) que l'Ecole interarmées du personnel militaire féminin (EIPMF) de Dieppe a été dissoute. C'était la féminisation dans les armées. Je me rappelle avoir étudié, par exemple, s'il était opportun d'ouvrir la spécialité "chaland" avec le risque de laisser pendant plus d'une journée un sergent féminin du Train isolé sur un chaland avec plusieurs hommes d'équipage.

Au BEF, nous avions une vie extra service tout à fait remarquable. Nous nous retrouvions, avec les familles, certains soirs ou pendant les week-ends pour des activités ludiques ou champètres : Scrabble, crêpes party, rallyes touristiques ... J'ai même invité tout le BEF à notre mariage à Vernon (8 juin 1985) ...

Enfin, je remercie le général de ROCHEGONDE de m'avoir incité à déposer un recours auprès du Ministre de la Défense parce que je n'étais pas au tableau d'avancement de commandant pour 2006. C'est grâce à lui que je suis passé "hors créneau" l"année suivante.

Commandement des Ecoles de l'Armée de Terre

de 1982 à 1986

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Lien vers des dessins de l'époque réalisés par le Colonel PARISOT et le chef de bataillon OLIVAUD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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